bonjour à tout le monde. De retour après la réparation provisoire d'une dent cassée... J'y retourne lundi, merci de me souhaiter du courage, la roulette du dentiste n'a rien d'amusant...Je suis
un peu fatigué, mais le cerveau continue de tourner, donc, autant l'utiliser.
La question qui va suivre vaut pour les sujets abordés ces derniers jours: l'outil a-t-il une nature?
L'outil possède une fonction primaire auquel il doit répondre: le marteau pour enfoncer la pointe; le journalisme pour informer; le politique pour diriger; le vote pour choisir et le système de
retraite pour récompenser ceux qui ont accompli leur devoir économique en leur temps.
Le problème, c'est que le rêve, pour magnifique qu'il paraisse tient de l'utopie: nous ne sommes pas au pays des bisounours, nous ne vivons pas dans un monde parfait.
Le grand problème, c'est l'humain et son immaturité.
Cela amène une grande question philosophique: quelle est la nature de l'homme?
L'homme (au sens d'humain, j'inclus dans mon raisonnement la race humaine dans son ensemble) est-il bon ou mauvais?
Un proverbe dit: chaque médaille à son revers. Il en va donc ainsi des outils: outre leur fonction primaire, l'homme a su les utiliser pour transformer le rêve en cauchemar: le marteau comme
objet contondant; le journalisme, en le manipulant, pour désinformer; le politique pour le pouvoir personnel; le vote pour la conquête du pouvoir; la retraite pour précariser nos anciens.
Le problème n'est pas l'outil en lui-même, mais son façonnage et le détournement de sa fonction primaire par l'homme; l'outil n'est ni bon ni mauvais: c'est son utilisateur qui en détermine
l'usage.
L'un des plus grand outil de l'homme, c'est sa civilisation, mais il oublie la fragilité relative de cet outil. En effet, combien de fois s'est-elle effondrée au cours de l'Histoire, pour
ressurgir grâce aux redécouverts des chercheurs et autres savants?
Souvenons nous que l'eau courante n'est pas l'apanage de notre modernité: de très anciennes civilisations la connaissait.
Mais l'homme, si il est capable de progresser sur le plan technologique ( concernant l'eau courante, si ce n'est pas la plus récente des inventions, l'homme moderne en a fortement amélioré le
principe...)semble incapable de progresser sur le plan de la sagesse.
Pour rester sur le "fil de l'eau", si l'homme a su se montrer inventif pour faire parvenir l'eau sur tous les éviers occidentaux, il se montre incapable de comprendre que cette richesse doit être
partagé. En témoigne l'échec du sommet en Turquie sur le sujet...
L'homme est un grand singe pas sage de passage, ce qu'il oublie trop souvent. La terre ne lui appartient en réalité pas. Il n'est que locataire. La planète a déjà vu naitre et s'éteindre de
nombreuses espèces, et l'homme n'est que l'une de ces espèce.
Je crois que nous nous trouvons dans une période charnière de l'histoire de l'humanité: depuis quelques années, nous assistons à un repli identitaire des peuples qui s'accélère. Il n'est qu'à
voir les dernières élections en Europe: partout, les partis populistes de droite progressent.
Or, si nous étions sages, nous observerions plus attentivement l'Histoire, cet outil méconnu par nombre de gens, et l'on se rendrait compte alors que la période que nous vivons n'a rien
d'exceptionnelle: elle s'est déjà produite, et elle n'annonce rien de bon.
Il faut que nous, français, jouions l'Europe au lieu de la nation; il faut que l'Europe joue le monde plutôt que le protectionnisme, sinon, j'ai peur que l'humanité n'y laisse encore plus de
plume qu'à l'accoutumé: ce coup là, nous avons de quoi réduire la planète à sa plus simple expression. Pour la première fois, pour autant que nous le sachions, une espèce à le pouvoir de détruire
sa planète...
Peut-être est-ce notre destin après tout. Ou alors, auront nous enfin ce sursaut de conscience?
On peut toujours rêver...
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